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Que votre enfant vous oublie parce qu'il le veut bien ou que votre enfant vous oublie contre son gré, lequel fait le plus mal ?

Que votre enfant vous oublie parce qu'il le veut bien ou que votre enfant vous oublie contre son gré, lequel fait le plus mal ?



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Pour eux, tout espoir était définitivement éteint. Il ne restait plus que quelques jours avant qu'on lui enlève ce qui lui restait de la vie. Ils se préparaient déjà à leur deuil, les yeux noyés dans un océan de larmes. Ils étaient là assis sur leur chaise chacun d'un coté de la chambre essayant de se faire à la dure idée que leur prière n'auront pas été entendu et qu'on allait leur prendre leur petite douceur. Alors que le père s'était levé pour regarder à la fenêtre ce qui se passait à l'extérieur, la mère sursauta.

-La femme: Manuel, elle a bougé son pouce.
-Manuel: Elise, ce n'est pas la première fois que tu le vois.

Avant qu'Elise ne puisse répondre quoi que ce soit, la porte s'ouvrit sur le médecin. Il ausculta la jeune fille pendant quelques minutes et écrivait tout ce qu'il obtenait comme informations sur elle dans un petit bloc-note. Il se retourna vers Manu et Elise sans les regarder pour autant. Il finit d'écrire et positionna son stylo dans la poche avant droite de sa longue blouse blanche. Il lisait tout les résultats en parlant à ces deux personnes.

-Le médecin: Nous ne pensons pas qu'elle se réveillera, je suis désolé.
-Manuel: Nous avions compris depuis quelques jours déjà.
-Le médecin: *il releva la tête* Les personnes qui étaient avec elle lors de l'accident sont ici, je peux les faire entrer ?
-Manuel: *haussant le ton* Qu'il ne mette pas un seul pied ici.
-Elise: Manuel, n'hausse pas la voix. Faîtes-les entrer Docteur.

Manuel n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, que les quatres jeunes qui l'accompagnaient ce jour-là se retrouvaient face à eux. Le médecin sortit et les laissa entre eux. L'homme était plus que furax et s'approchait dangereusement de ses jeunes. Il s'arrêta net quand il entendu comme un toussotement. Il se retourna les sourcils froncés et à la vue de sa fille bougeant, il sauta de joie, hurlant dans tout le long et grand couloir que sa princesse venait de se réveiller. Les infirmières accoururent et lui dirent de se taire en prenant soin d'ausculter pour la seconde fois de la journée cette jeune brune. Les parents la regardaient les yeux remplis de larmes mais cette fois-ci de joie. Là, où ils n'y croyaient plus, l'espoir qui s'était éteint en eux avait subitement reprit toute sa splendeur et sa luminosité. Le sourire aux lèvres, ils avaient déjà oublié les quatres garçons derrière eux souriant eux aussi du réveil de leur ami. Chaque seconde où ils pouvaient apercevoir qu'elle bougeait un de ses membres illuminait leur regard autrefois vide de sens. Chaque seconde où ils l'entendaient toussoter rallumait leur sourire qui autrefois avait perdu tout son éclat. Pour eux, peut-être étais-ce le plus beau moment de leur vie. Peut-être même le seul et l'unique. Voir sa fille revivre après tant de mois sans vie relevait d'un miracle. Elise remerciait le seigneur d'avoir entendu leur prière. Tandis que Manuel ne pensait plus à rien de bien utiles. Seule sa fille était actrice de toute ses pensées.
Après quelques heures à attendre, encore une fois, dans une salle d'attende où l'étouffement était presque possible, le médecin revînt cette fois-ci la main tendu vers les parents les félicitant pour la survie de leur fille. Ils remercièrent le médecin et coururent jusqu'ç la chambre laisant les jeunes hommes seuls.
Ils entrèrent en tocquant à la porte tout en souriant. Le visage de leur jeune prodige se tourna vers eux. Son visage avait repris toutes ses couleurs et, la respiration était redevenu normal et très dense. Ils prirent auprès d'elle toujours ce sourire joyeux accroché à leur visage fatigué.

-Elise: Bonjour ma puce.
-Manuel: Comment tu vas ?

Elle ne répondit pas. Ni à sa mère ni à son père. Pour eux, rien ne les inquiétait. Il fallait juste lui laiiser le temps de reprendre ses esprits. Mais, ils ne pensèrent pas une seconde que son silence avait une cause bien plus grave que celle-là.

-Manuel: Nous sommes si heureux que tu sois encore parmi nous.
-La fille: Vous... Qui êtes-vous ?

Cette phrase avait été prononcé avec une telle inocence que son père se leva faisant tomber sa chaise sur le carrelage tout aussi blanc que les murs de la chambre. Il alla chercher un médecin qui vînt très vite pour entreprendre un petit questionnaire avec cette demoiselle.

-Le médecin: Tu t'apelles ?
-La fille: Heu... je ne sais pas.
-Le médecin: Tu as quel âge ?
-La fille: Je ne sais pas non plus.

Il continua son questionnaire durant quelques minutes et s'arrêta net laissant comme seul phrase avant de resortir de la chambre comme si de rien n'était.

-Le médecin: Elle a perdu la mémoire. Peut-être la retrouvera-t-elle très vite, ce que je ne pense guère ou dans quelques mois comme jamais.

Avant de quitter l'hôpital avec leur fille, le père s'approcha des garàons et leur glissa un mot dans leur oreille dont personne ne saura ce que c'était...



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# Posté le mardi 13 novembre 2007 07:52

Modifié le vendredi 29 août 2008 02:47

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